Berlin
4/07
Amsterdam nous te quittons. Direction Berlin. Le voyage se déroule en deux étapes. D'Amsterdam nous nous rendons à Hannover. Puis nous prenons un train ICE, équivalent du TGV français. Train luxueux je dois dire. Nous avons fait près de 6h40 de train et traversé l'Allemagne d'Ouest en Est. Nous resterons à Berlin cette nuit et jusq'au 7/07 au matin. Ce sera notre façon de vivre l'année franco-allemande.
05/07
Journée très ensoleillée dès 6h30, heure où nous émergeons. Petit déjeuner sur l'Alexanderplatz et planification de nos 2 jours à Berlin.
C'est parti pour la Berlinishe Galerie : l'art allemand depuis 1900. De la querelle "Konservative - Neuerer" à l'architecture de Berlin et de ses ambassades, en passant par l'art de Weimar, ce musée est l'occasion d'illustrer l'histoire contemporaine de l'Allemagne et de Berlin.
Un rapide déjeuner plus tard, nous voilà partis pour le passage "obligé" : Checkpoint Charlie. Nous avons longé une partie du mur toujours intacte. Moment lourd, silencieux. On a senti la symbolique très forte de ce lieu. Un tag reste encore gravé dans mes pensées : WHY. Ecrit en anglais du côté Est, ce mot à lui seul résume la folie du mur de la honte. Nous avons ensuite pris le U-Bahn pour aller marcher le long d'une autre partie du mur. Des artistes ont tagué celle-ci après la réunification. Moment également lourd de sens.
Partager une chambre dans une auberge de jeunesse avec un groupe de trois californiens c'est comme le ballet du lac des cygnes dansé par un halterophile, d'autant plus qu'ils sont trois. Trois est par ailleurs le chiffre des voyous : les trois petits cochons meurtriers à tendance pyromane ou les trois mousquetaires maitres de la fourberie puisqu'ils étaient quatre devraient convaincre les dubitatif du dernier rang. On doit à cet Etat américain les California Rolls, ne l'oublions pas, nous dirons que toute entente s'arrête là. Rentrer à 5 heures du mat n'est pas un problème diriez-vous. J'accepte. Allumer la lumière principale de la chambre... passons. La nuit il fait noir comme disait Ray Charles. Mais cela nous a d'avantage gêné qu'ils commencent à s'apostropher à travers la chambre comme dans un hall de gare et poursuivent leur soirée dans leurs lits. Je retiendrai que les Californiens ne sont pas discrets, même bourrés. L'auberge est très sympa à part ça, notamment très proche de Alexanderplatz, hub de cultures, de trams et de Burger King. Le 5 juillet, nous avons décidé un peu par hasard et par curiosité de nous rendre au Kaffee Burger (Infos dans la rubrique "Nos conseils"), une sorte de bar-club russe dans un parfait style allemagne de l'est. Ça promettait. En allant vers le métro, nous sommes tombés sur un groupement autour d'un allemand en pleine démonstration de beat box, il s'est également essayé à l'harmonica/beat box qui ne manquait pas d'originalité. Pendant le show, une petite troupe zombifiée est venue s'incruster en criant sur les passants. Berlin est une ville pleine de surprise. Tout d'abord, les rues sont gigantesques;le fait de pouvoir en effet voir le bout de l'avenue implique souvent une demie heure de marche. Bien tassée. Les vrais se déplaceront à vélo, les autres achèteront des chaussures de marche. Le spectacle de rue a quelque chose d'unique à Berlin. Nous avons assisté à une démonstration de jonglage sur la route pour les voitures qui attendaient que leur feu passe au vert et que Ampfelmann rougeoit. Un violoniste dégenté a traversé un pont à circulation rapide et dense pour saluer un groupe de japonaises souriantes. Nous avons également eu le droit à un petit concert de jazz saxo, batterie et basse enchainant Star Wars, James Bond et Ray Charles (encore lui). La bonne surprise a encore été ce fameux bar au look si particulier où pour 4 euros nous avons eu la chance d'assister à un concert de pop-rock un peu fou par un groupe espagnol. La musique était excellente et les musiciens capilairement déchainés. Il n'y a qu'à Berlin où deux français peuvent écouter de la pop-rock anglaise jouée par des espagnols dans un bar russe.
6/07
Après un expresso et un jus d'orange au soleil, nous passons le début de la matinée au musée de la "DDR" (RDA). Puis, nous choisissons la "Zeughaus" (Deutsches Historisches Museum) comme deuxième halte du jour. Des Celtes aux sociaux-démocrates du SPD, 2000 ans d'histoire allemande sont représentés dans ce magnifique bâtiment baroque. Sans nous en rendre compte, il est déjà 14h quand nous finissons l'exposition !
Une grande boxe de nouilles vietnamiennes (toujours) au soleil est l'occasion de reposer nos jambes de parisiens bien entamées. Nous descendons "Unter den Linden" et nous apprenons que le Guggenheim a fermé. Mais par chance, nous réussissons à assister aux répétitions du concert du soir de la KonzertHaus . Vivaldi, Bach...
Rapide tour du côté de l'île aux musées. Beaucoup de travaux. La ville est en rénovation permanente.
Le soir, nous sortons à la limite nord du "Mitte". Nous dégustons quelques bières (sur conseil du responsable du club, parlant bien français) en écoutant un jazz band à la KunstFabrick (Infos dans la rubrique "Nos conseils"). Un batteur et un pianiste allemands assez impressionnants jouent accompagnés d'un contre-bassiste polonais portant le groupe sur la plupart des morceaux.
Minuit: rentrés à l'auberge, nous faisons nos sacs, prêts à partir demain pour Prague, troisième destination de notre périple !


